170 grammes de CO2 au kilomètre, c’est un chiffre qui, en 2026, va coûter cher. Très cher. Un véhicule neuf affichant ce niveau d’émission se verra sanctionné d’un malus 60 % plus élevé qu’en 2025. Les modèles familiaux, s’ils dépassent 1 600 kg sans proposer d’hybridation, seront frappés d’une double pénalité, sans limite maximale, dès leur mise sur le marché.
Du côté de l’occasion importée, le régime change aussi : plus d’abattement, la note tombe pleine et entière. Les familles nombreuses et personnes en situation de handicap, jusque-là épargnées, verront leurs exemptions devenir plus restrictives, avec des critères durcis qui réduisent leur accès.
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Ce qui va changer dans le malus écologique à partir de 2026
Attachez vos ceintures : le malus écologique version 2026 ne fait aucun cadeau. La loi de finances tire un trait sur la limite de 60 000 euros qui servait de bouclier. Désormais, le montant se calcule en additionnant deux variables : le niveau d’émission de CO2 et le poids du véhicule. Plus de plafond, tout s’empile. Si vous roulez en gros SUV thermique ou en familiale imposante, préparez-vous à une addition salée.
Le malus masse monte en puissance. Dès 1 600 kg, une taxe poids malus s’ajoute au malus écologique classique lors de la première immatriculation. Un achat neuf se transforme alors en double peine : sanction sur le CO2, sanction sur la masse. Les hybrides rechargeables restent (pour l’instant) partiellement épargnés, mais rien ne dit que ce sursis durera.
Voici ce que cela implique concrètement :
- Le malus écologique s’applique désormais sans limite supérieure.
- Tout véhicule dépassant 1 600 kg subit la taxe poids.
- Le montant total correspond à la somme des deux taxes, sans possibilité d’abattement.
La date de première immatriculation devient capitale. Le barème 2026 sera appliqué à chaque véhicule neuf livré à partir du 1er janvier. Les professionnels du secteur anticipent déjà une ruée de clients pressés de commander avant ce couperet fiscal. Avec cette réforme, le gouvernement pousse clairement vers des véhicules écologiques plus légers et moins polluants. Ceux qui misaient sur un statu quo fiscal devront réviser leurs plans.
Nouveau barème, calculs et impacts : comprendre le malus selon le poids et les émissions de CO2
Le barème malus écologique 2026 redistribue les cartes. Désormais, chaque gramme de CO2 dépassant le seuil fixé par l’État fait grimper la pénalité, et la taxe poids vient s’ajouter dès 1 600 kg sur la balance. Propriétaires de voitures thermiques familiales, SUV ou berlines puissantes, il est temps de faire vos comptes.
Le mode de calcul est limpide : le malus CO2 s’ajoute à la taxe poids, sans aucune limite. Prenons un cas concret : un véhicule émettant 180 g de CO2/km et pesant 1 800 kg se verra appliquer un malus écologique cumulé qui peut atteindre plusieurs milliers d’euros. Les familles nombreuses auront droit à une décote, mais la règle est inflexible : chaque kilo, chaque gramme non conforme alourdit la facture.
Un point non négligeable : les véhicules électriques et ceux à hydrogène sont toujours exemptés. Les hybrides rechargeables restent aussi à l’abri de la taxe poids tant qu’ils assurent au moins 50 km d’autonomie électrique. Mais pour les hybrides plus classiques à essence ou diesel, la double taxation s’applique déjà.
Pour résumer les nouvelles règles :
- Le malus CO2 démarre dès le premier gramme excédentaire.
- La taxe poids s’applique dès 1 600 kg, sauf exemptions spécifiques.
- Les modèles électriques et à hydrogène restent exonérés.
Toute la pénalité tombe lors de la première immatriculation. Gare aux évolutions de gamme : une simple option ou une configuration différente peut faire basculer un véhicule dans une tranche de taxation supérieure. Il devient donc stratégique de vérifier chaque détail technique avant de valider un achat.
Véhicules d’occasion, exemptions et cas particuliers : ce qu’il faut savoir pour éviter les mauvaises surprises
Le malus écologique 2026 ne concerne que les véhicules neufs lors de leur première immatriculation en France. Les voitures d’occasion déjà enregistrées dans le pays sont épargnées, même si elles changent de propriétaire. Pour les professionnels, c’est un argument rassurant à mettre en avant : l’acheteur d’une occasion française ne subira aucune taxation rétroactive.
Attention toutefois à l’importation : un véhicule initialement immatriculé à l’étranger puis rapatrié en France se retrouve exposé à la fiscalité, même s’il a déjà roulé ailleurs. L’année de première immatriculation à l’international ne protège pas ; seule une preuve de paiement du malus dans un autre pays pourra éventuellement limiter la sanction.
Quelques situations donnent encore droit à des exemptions. Les véhicules adaptés pour le transport de personnes en situation de handicap (CMI) ne sont pas concernés par le malus. Pour les familles à partir de trois enfants à charge, une décote s’applique. Mais l’administration demande des justificatifs solides, et la procédure peut s’avérer fastidieuse.
En France, acheter une voiture d’occasion reste donc la voie la plus sereine pour éviter la nouvelle fiscalité. En revanche, importer une occasion de l’étranger exige une vigilance extrême : le coût peut s’envoler, surtout pour les modèles puissants, lourds ou recherchés sur le segment premium.
En 2026, chaque gramme et chaque kilo prendra la valeur d’un signal d’alerte pour les acheteurs. Avant de signer, mieux vaut vérifier deux fois plutôt qu’une : ce malus ne laisse aucune place à l’improvisation.

