Restrictions et conditions du permis A2

35 kW. Ce nombre claque comme un couperet pour tout détenteur du permis A2. Impossible de piloter une moto qui dépasse cette puissance, même avec un kit de bridage, si la bête affichait plus de 70 kW à l’origine. Certains modèles pourtant prisés restent donc hors d’atteinte, retouchés ou non. Et qu’on ne compte pas sur l’expérience ou les kilomètres avalés pour sauter l’étape : la formation complémentaire de sept heures est incontournable avant le passage en permis A. Par ailleurs, il suffit d’un écart entre la puissance réelle et la puissance mentionnée sur la carte grise pour voir l’immatriculation refusée. Dès l’inscription à l’examen, chaque condition s’applique au pied de la lettre.

À qui s’adresse vraiment le permis A2 ?

Le permis moto catégorie A2 vise un public clairement identifié. Toute personne ayant soufflé ses 18 bougies peut tenter sa chance. Le texte cible en priorité les jeunes conducteurs désireux de découvrir l’univers du deux-roues, mais sans accès direct aux machines les plus puissantes. La règle de base : avoir 18 ans révolus et, lorsque l’on n’a pas encore 21 ans, présenter l’ASSR ou l’ASR.

Avec le permis moto catégorie A2, on peut piloter des motos allant jusqu’à 35 kW (47,5 chevaux), à condition de respecter un rapport puissance/poids n’excédant pas 0,2 kW/kg. Les tricycles motorisés de 15 kW maximum restent aussi dans les clous pour cette catégorie. Inutile de lorgner sur les sportives ou les modèles boostés dépassant 70 kW, même bridés : la réglementation verrouille tout accès.

Ce titre reste valable 15 ans, un atout pour celles et ceux qui veulent s’engager sur la durée. Après deux ans de conduite et une formation passerelle obligatoire de sept heures, la porte du permis A s’ouvre, permettant alors de conduire toutes les cylindrées. À noter : le permis A2 n’autorise pas la conduite d’une voiture. Pour cela, il faut passer par la filière B, sans raccourci ni équivalence.

Ce système s’adresse donc à tous ceux qui veulent monter graduellement en puissance, apprendre à maîtriser la route et les réflexes propres à la conduite d’un deux-roues. Les adeptes de moto permis y trouvent un parcours balisé, rassurant, fidèle à l’esprit de la catégorie A2.

Restrictions, conditions et motos autorisées : ce qu’il faut savoir avant de se lancer

Le permis A2 ne s’acquiert pas à la légère. Plusieurs règles strictes s’imposent dès le départ. Première étape : la période probatoire. Trois ans sous surveillance, avec six points au compteur pour commencer. Chaque infraction pèse lourd, et le capital grimpe à douze points après trois ans sans faute.

Côté engin, la moto permis A2 doit rester dans les limites prévues par le texte. Voici les critères à respecter :

  • Puissance maximale de 35 kW (47,5 chevaux)
  • Rapport puissance/poids plafonné à 0,2 kW/kg
  • Tricycles motorisés limités à 15 kW

Avant de prendre la route, chaque futur motard doit aussi s’équiper correctement. Voici la liste des indispensables :

  • Casque homologué
  • Gants certifiés CE
  • Gilet de sécurité
  • Plaques d’immatriculation réglementaires
  • Éclairage conforme

L’assurance moto entre en scène dès la première utilisation, sans exception. Des assureurs spécialisés, à l’image de APRIL Moto, proposent des formules taillées pour le profil A2. Côté finances, le permis à 1 euro par jour peut alléger la facture, qui tourne souvent autour de 1 000 €, selon la région et l’auto-école choisie.

Prendre le temps de sélectionner son équipement, de vérifier chaque papier et de s’informer sur toutes les démarches : voilà le quotidien de celles et ceux qui veulent profiter pleinement de leur deux-roues, sans mauvaise surprise et en toute sécurité.

Femme souriante avec permis A2 sur terrain d

Comment réussir votre inscription et préparer sereinement votre formation A2

L’inscription démarre par le choix d’une moto-école fiable, qui saura vous accompagner de l’évaluation initiale à l’examen. Préparez tous les documents nécessaires : pièce d’identité, justificatif de domicile, photo d’identité numérique, attestation JDC pour les 17-25 ans, et, si besoin, un avis médical. Tout passe par la plateforme ANTS, simple et accessible, qui permet de suivre chaque étape en ligne.

La première étape, c’est l’épreuve théorique moto (ETM), distincte du code classique. Il faut obtenir 35 bonnes réponses sur 40. Les outils ne manquent pas pour se préparer : supports spécialisés, stages intensifs, entraînements sur le web. Plusieurs organismes agréés, La Poste, Dekra, Bureau Veritas, Pearson Vue, SGS, multiplient les sessions, pour que chacun trouve son créneau.

Côté pratique, comptez 20 heures de conduite au minimum (15 heures si vous avez déjà le permis A1). La formation alterne travail sur plateau et circulation réelle, avec un accent mis sur l’équilibre, l’anticipation et la gestion des imprévus. Les moniteurs insistent sur les réflexes à acquérir et la vigilance à chaque instant.

L’examen se déroule en deux temps : plateau puis circulation. Il faut viser au moins la note B, éviter toute chute ou faute éliminatoire. L’examinateur ne tolère aucune approximation, surtout en matière de sécurité. La réussite donne droit au CEPC, document provisoire à garder sur soi en attendant la livraison du permis définitif, suivi à la trace sur le site de l’ANTS ou de La Poste.

Du choix de la moto à la remise du précieux papier rose, le parcours A2 ressemble à un véritable passage de relais, où chaque étape compte et prépare à la liberté du guidon. La route s’ouvre, à chacun d’en saisir l’allure et la maîtrise.

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